MENU

FERMER

Un lieu chargé d'histoire

LE DOMAINE DES COLIMAÇONS : UN PATRIMOINE FAMILIAL

Une maison historique

Située à moins de 10 km de Saint-Leu, le domaine des Colimaçons a appartenu pendant plus de trois générations à la famille de Chateauvieux. 

Construite en 1794, à l’annonce de la guerre contre l’Angleterre, la maison était réduite aux deux tours avant. Elles étaient reliées par une passerelle couverte et faisaient office de « Tour de vigie ».

L’agrandissement de la maison

Quand la famille de Chateauvieux s’installa dans la maison, en 1855, elle fut agrandie pour abriter vingt et une personnes en permanence. Il y eût jusqu’à 36 pièces.

Les chambres se trouvaient à l’étage. Le rez-de-chaussée quant à lui était composé de la varangue, du hall, du petit et du grand salon, de la salle à manger, d’un bureau, de la salle de bains et des toilettes, de deux godons, d’un évier et de deux chambres à donner.

LE DOMAINE agricole

Une exploitation agricole en expansion

Le domaine agricole fondé par le Marquis Antoine Sosthène d’Armand de Chateauvieux, s’étendait alors du battant des lames au sommet des montagnes sur 660 ha.

La cuisine était à l’extérieure de la maison. A l’origine elle était d’une seule pièce avec une cheminée double. Lors des cyclones, on utilisait la petite cuisine de la maison équipée d’un simple évier et d’un petit fourneau à gaz. Elle servait généralement à préparer des collations ou à faire du café.

Les installations annexes

Le Marquis entama la construction des dépendances peu de temps après son arrivée aux Colimaçons, en usant de ses qualités d’architecte et de maçon. A l’origine, il devait y avoir à l’emplacement de ces bâtiments des cabanons et des parcs à bestiaux.

La cidrerie était plus ancienne. Lorsque l’on a commencé à défricher la forêt des Colimaçons, elle fut dans un premier temps remplacée par des pommiers à cidre que le Marquis avait importé. Ils s’acclimatèrent tellement bien qu’il fut décidé de faire du cidre.

Derrière la cuisine, un four à pain avait été construit. Il devint assez rapidement poulailler. La porcherie prolongeait les bâtiments abritant déjà le poulailler.

En passant sous le porche, à côté de l’étable, où le chiffre 1900 est majestueusement gravé, on arrivait à la forge. Les écuries occupaient le reste 

L’ancienne minoterie ne fut construite que lors de la seconde guerre mondiale lorsque La Réunion connut de gros problèmes de ravitaillement. 

La fin d'une époque

Les bouleversements de l’après-guerre

La fin de la guerre (1939 – 1945) et la loi de mars 1946 érigeant en département d’outre-mer les anciennes colonies de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de La Réunion bouleversèrent considérablement « l’ordre établi » quasi intangible qui présidait depuis près d’un siècle à la destinée des habitants de Bourbon.

La quasi-totalité des grandes propriétés « du battant des lames au sommet des montagnes » furent alors démembrées, le plus souvent acquises par la SAFER et rétrocédées, soient aux anciens colons ou à de jeunes exploitants agricoles.

Le domaine des Colimaçons connus le même destin. La grande demeure se vida peu à peu, et à la mort de son père Georges en 1961, Marie Thérèse de Chateauvieux resta seule à gérer la propriété de 600 ha.

La vente du domaine

Vingt ans plus tard, les lourdes charges d’entretien provoquèrent l’abandon progressif puis la vente d’une partie grande partie du domaine.

En 1986, la Maison et les 12ha, 59 ares qui restent du grand domaine agricole sont mis en vente, et c’est l’intervention d’une Réunionnaise passionnée de flore et d’histoire, Mme Odette ROCHE, qui va convaincre le Conseil Départemental de La Réunion de se porter acquéreur pour y installer le Conservatoire Botanique National de Mascarin, association œuvrant pour la protection de la flore et des habitats naturels, après d’importants travaux de réhabilitation.

 

LA RENAISSANCE DU DOMAINE :
MASCARIN JARDIN BOTANIQUE
DE LA RÉUNION

Le Conservatoire Botanique

En 2014, le Département de La Réunion a souhaité reprendre la gestion des services d’accueil des publics. Ainsi est né Mascarin, jardin botanique de La Réunion (Mascarin-JBR), devenant un service du Département de La Réunion, rattaché à la Direction de l’Agriculture de l’Eau et de l’Environnement.

Aujourd'hui

 Aujourd’hui ses équipes sont pluridisciplinaires, offrant notamment  des compétences dans les domaines de la gestion et l’entretien des espaces cultivés, des collections et de bâtiments, une expertise en accueil des publics,  éducation, formation et gestion de projets.